Página:Ao correr da pena.djvu/350

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P.S. - À última hora recebo a minha carta prometida para quinta-feira; desta vez reservo para mim a carta, e dou-vos unicamente os versos.

O pronome (em falta do nome) persiste em ser lido em francês, e não em português; porém agora afianço-vos que estou convencido do contrário.

Podeis crer-me.

Confidences

Si tu vois une femme au sourir caressant,
Au limpide regard, à la marche assurée,
Et dont l'air de triomphe est toujours ravissant,
C'est qu'elle aime déjà, et sait qu'elle est aimée

Si tu vois une femme à la marche incertaine,
Au long regard abaissé, à la voix animée,
Et ne se livrant jamais à une joie soudaime
C'est qu'elle aime, et doute si elle sera aimée.

Mais, si tu vois celle au regard triste et morne,
Dont lês mouvements brusques et la voix saccadée
Viennent montrer encore tout l'amour qu'elle donne
A celui qui l'aime, et qui l'a délaissée,

Oh! ne ris pás, ami! Sa douleur est poignante,
Elle ne croit plus à rien; sa raison égarée
Fait qu'elle ne desire que d'arriver mourante
Aux pieds de celui qui est toute sa pensée.

Puisque jamais, jamais, cette voix si aimée
Ne parlera plus pour elle le langage du coeur,
Elle que désormais le triste cours de sa vie
Ne sera plus marqué por un jour de bonheur.