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ENEIDA. — NOTAS AO LIVRO I.


tombeau et sans apothéose.» De tempos a esta parte, os criticos amam achar máo em Virgilio o que louvam em Homero; meio modernissimo de alcançar fama de espirito profundo. Isto me faz lembrar dos beatos que, para camparem de religiosos, gostam só das tragedias de Racine e Corneille, e não soffrem a Merope e o Orphão da China, nem se commovem em Zaíra[1] e em Mahomet, por serem de Voltaire.

     106-123. — 116-136. — Mr. Nisard do Instituto de França, na sua estimavel obra sôbre os poetas latinos da decadencia, compara esta tempestade com a do livro XII da Odysséa, e tem que em Virgilio: «les Troyens sont presque moins intéressants que les effets de coups et d’hémistiches du poëte. Virgile, diz elle[2], sait déjà qu’une tempête est un morceau à effet, sur lequel on compte; il y met du soin, de la coquetterie; il ne croit pas qu’Eole pût faire assez bien les choses; il vient à son aide, il emploie tous les artifices du style: præruptus aquæ mons; Hi summo in fluctu pendent; Volvitur in caput. Le tout afin qu’un professeur de grammaire dise quelquefois: «Ne vous semble-t-il pas voir la montagne d’eau s’écrouler sur le vaisseau d’Oronte?... et ses navires ne sont-ils pas suspendus sur la crête des flots?... Le tableau, pour vouloir être plus complet, est plus vague; l’expression même est molle quelquefois. J’ai souligné le mot insequitur, qui vient deux fois, quoique ce soit le mot qui dise le moins de choses: il s’applique au temps, mais point aux objets... L’image du pilote tombant la tête la primière ne touche point, d’abord parce que c’est un incident imité d’Homère, ensuite parce que la circonstance qui amène cette mort est vague; on ne se figure pas bien un vaisseau soulevé par la poupe et qui verse dans la mer son pilote par la proue, au lieu qu’on se figure très-bien un mât fracassé qui écrase en tombant la tête du pilote et le précipite dans les flots. Ipsius ante oculos ne fait ressortir que davantage le peu de précision du détail de Virgile; ear on se demande naturellement: qu’est-ce donc que voit Oronte? est-ce la vague qui vient prendre son vaisseau en poupe? Mais il est si naturel qu’il la voie, qu’il l’est par trop de le dire. Virgile a mis une variante à la catastrophe d’Homère, qui ne me paraît pas heureuse: il fait disparaître dans un tourbillon le vaisseau d’Oronte. Homère s’inquiète peu du vaisseau d’Ulysse, une fois que tout ce qui s’y trouvait d’êtres vivants a péri, et qu’il en a un débris, sur lequel Ulysse se sauvera du naufrage. Virgile ne baisse pas la toile sur ces Troyens qui nagent sur la lame immense; il trouve encore un désastre plus grand, et ce désastre, c’est la perte des armes, des planchers, des richesses troyennes, qui flottent sur les ondes.» - Peço venia para uma quasi dissertação: tenho de refutar a Mr. Nisard, escritor douto e espirituoso, e no seu arrezoado müitos sam os reparos contra esta

  1. Possívelmente, um erro tipográfico. O título original é Zaïre.
  2. Esta incisiva, que não faz sentido algum, foi suprimida na segunda edição.